29 janvier 2016 | Professeurs et artistes avant 2025
Rudolf Meyer a été organiste de l’église de la ville de Winterthur de 1976 à 2001. Depuis, il est musicien et compositeur indépendant.
Né en 1943 à Küsnacht, sur le lac de Zurich, Rudolf Meyer a reçu sa formation et obtenu ses diplômes à l’Académie de musique et au Conservatoire de Zürich, pour l’orgue (Hans Vollenweider), l’éducation musicale (Andreas Juon), la musique d’église (Jacob Kobelt) et la composition (Robert Blum).
A partir de 1966, il poursuit ses études à Paris, pour l’orgue (Marie-Claire Alain), le contrepoint à l’Ecole César Franck (Claude Terrasse) et suit les masterclass pour l’orgue, l’improvisation et l’interprétation d’ Anton Heiller, Luigi Ferdinando Tagliavini, Jean Guillou, Nikolaus Harnoncourt et d’autres.
Avant de travailler à Winterthur, Rudolf Meyer a été professeur de musique et musicien d’église à Uetikon am See (sur le lac de Zürich) de 1963 à 1965, à la Stadtkirche de Burgdorf de 1966 à 1971, et à Rapperswil et au collège du Christ- Roi à Nuolen (Schwyz) de 1971 à 1975. Outre ses activités d’enseignement, il a été invité en tant que conférencier au Conservatoire de musique de Sidney (New- South-Wales), à la Schola Cantorum de Bâle, et à l’Académie de Musique de Cologne (hiver 96/97) en tant que professeur d’orgue et d’improvisation. Il a fondé et dirigé de 1980 à 1990, la Capella Musica Loquens de Zürich.
Il est invité régulièrement à donner des concerts, des conférences, à diriger des masterclass et à participer à des festivals à l’étranger, dans toute l’Europe y compris en Russie et outre-Atlantique. En outre, nombre d’émissions de radio et d’enregistrements l’ont fait connaître sur les ondes. Depuis 1989, Rudolf Meyer s’adonne aussi à la composition. Son activité professionnelle s’est élargie à l’expertise pour la facture d’orgue, tant pour la construction d’orgues neufs que pour la restauration. Il a publié en 1999 chez Pape-Verlag à Berlin un mémoire intitulé « Umgang mit unzeitgemässen Orgeln » (“Relation avec des orgues anachroniques”).
En 1987, il a été honoré par le prix Karl Friedrich Ernst de Winterthur pour les services rendus aux arts de cette ville. Il a également fondé les Journées Internationales de l’orgue de Winterthur (1985, 1988, 1990, 1993, 1999) où il oeuvre en tant que directeur artistique. Comme compositeur, il écrit de la musique religieuse et profane pour diverses formations.
Il a été le premier président du jury du prix de compositions pour orgues Raymond Lonfat et c’est lui qui a introduit Tobias Willi pour lui succéder dans cette fonction.
Voir son site personnel (en allemand) : http://www.rudolfmeyer.ch
29 janvier 2016 | Professeurs et artistes avant 2025
Betty Maisonnat est organiste, claveciniste et musicologue.
Née en France, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), elle a commencé l’étude de l’orgue à Genève avec Guy Bovet, et suivi pendant plusieurs étés les académies internationales d’orgue de Romainmôtier (Suisse, avec Guy Bovet et Lionel Rogg), de Salamanque ( G. Bovet et Montserrat Torrent) et de Toulouse (Marie-Claire Alain). Elle s’est ensuite perfectionnée avec Pierre Perdigon à Lyon puis à Grenoble où elle a obtenu une médaille d’or à l’unanimité au conservatoire. Elle a été également lauréate du Concours international suisse de l’orgue de Payerne portant sur la musique ancienne française, spécialement Nicolas de Grigny.
Elle a mené parallèlement un cursus universitaire à l’université de Lyon jusqu’à une maîtrise de lettres et un DEA de musicologie, avant de préparer sous la direction du Professeur Marie-Thérèse Bouquet-Boyer, une thèse de doctorat de musicologie sur un manuscrit inédit de noëls vocaux et instrumentaux du XVIIIe siècle provenant d’un couvent d’ursulines, soutenue en 2000 à l’université de Savoie (Chambéry). Les restitutions de quelques-uns de ces noëls ont été données en concert à Thonon (enregistré et diffusé par France Musique) et deux fois à Lyon ; il est prévu ultérieurement une édition musicologique du manuscrit (fac-simile et reconstitutions) et un enregistrement.
Son intérêt pour la musicologie et pour le patrimoine, en tant que membre effectif de la société savante qui conserve ce manuscrit (Académie Chablaisienne), se concrétise par la participation à divers colloques et conférences.
Sa pratique d’organiste et de claveciniste l’a amenée à donner des récitals dans divers pays d’Europe et au Canada, et à jouer en compagnie de chœurs et de solistes vocaux et instrumentaux. Depuis plusieurs années, elle se produit en duo avec Christian Blaes (quatre mains, deux clavecins, deux orgues, ou orgue et clavecin).
Elle a été l’ organiste titulaire de l’église de Saint-Didier-au-Mont d’Or (Lyon) pendant vingt neuf ans, et de 1995 à 2002 a pris la suite de Pierre Perdigon à la tribune du grand orgue de L’Immaculée Conception de Lyon.
Elle a enseigné l’orgue à Chamonix ainsi qu’à l’académie d’été d’Alès (stage d’orgue). Elle a collaboré à plusieurs spectacles théâtraux pour la partie musicale (Théâtre du Rio à Grenoble, troupe des Zingaro) et a effectué plusieurs enregistrements, dont un au grand orgue Xavier Silbermann de Thonon.
29 janvier 2016 | Professeurs et artistes avant 2025
Né à Bordeaux, Franck Besingrand a fait des études musicales complètes et approfondies au Conservatoire régional de Toulouse. Il y obtient des récompenses, en particulier le Prix de composition musicale. Il complète ses études dans des académies d’été en France ou à l’étranger, auprès de Jean Guillou, Francis Chapelet, Martin Gester ….
Il participe à des concours d’orgue (Paris, Manchester, Haarlem), obtenant le Prix d’honneur UFAM (Paris).
Titularisé du Certificat à l’enseignement musical des aveugles et déficients visuels, ainsi que du diplôme d’Etat en instruments anciens, Frank Besingrand enseigne six ans à l’Institution des jeunes aveugles de Toulouse. Après avoir vécu quelques années à Castres où il enseigna à l’Ecole nationale de musique du Tarn, il se fixe à Rodez après avoir été nommé professeur d’orgue au Conservatoire départemental de l’Aveyron.
Concertiste, il se produit en France (à Paris en particulier où il a donné deux concerts à Notre-Dame) et à l’étranger (plusieurs tournées de concerts en particulier au Canada).
Compositeur, Frank Besingrand a obtenu le Prix de composition 2005 du Forum de l’orgue de Martigues et en 2010, le Prix du Concours de composition Lonfat pour son l’œuvre « Couleurs d’étoiles ».
Plusieurs de ses œuvres ont déjà été éditées chez Combre à Paris.
A ce jour, il a réalisé cinq CD dont « Splendeur de l’Orgue au XVIIIe siècle » sur l’orgue historique de Cintegabelle, unanimement salué par la critique musicale.
Musicologue, il va publier prochainement chez « Bleu-Nuit » (Paris) un ouvrage sur l’organiste et compositeur Louis Vierne.
Pour commander l’œuvre primée « Couleurs d’étoiles », s’adresser aux :
Editions Robert Martin, 106 Grande rue de la Coupée, 71850 Charnay-lès-Mâcon
Achats en ligne possible sur leur site : www.edrmartin.com
29 janvier 2016 | Professeurs et artistes avant 2025
Né en 1976, Guillaume Dorel est attiré très tôt par l’improvisation et la composition qu’il apprend en autodidacte. Il étudie en parallèle le piano et l’art dramatique.
Il intègre le conservatoire national de région de Grenoble où il étudie l’orgue (DEM avec Pierre Perdigon et Yves Lafargue), le clavecin (DEM avec Arnaud Pumir), l’harmonie classique (DEM écriture avec Franck Vaudray) et la composition avec Arnaud Petit.
Il se perfectionne ensuite à l’improvisation au CNSMD de Lyon avec Loïc Mallié et Gabriel Marghieri.
Il a commencé à jouer sur l’orgue dans son village de Virieu-sur-Bourbre (38), et sera ensuite co-titulaire des orgues de Saint Bruno à Voiron (38) de 2002 à 2010. Il est actuellement organiste à Saint Louis à Grenoble (38).
Guillaume Dorel donne régulièrement des récitals d’orgue ; ses influences très diverses le conduisent à accompagner des ensembles baroques (orchestres, chœurs) ainsi que des chorales de variété ou des ensembles de jazz (latin, swing et moderne).
Il est particulièrement attentif à la rencontre de la musique avec d’autres formes d’expressions artistiques, telles la danse, la littérature ou la peinture ; il collabore ainsi avec des poètes contemporains pour créer des concerts particuliers.
En 2012, sa composition « Nocturne (rêves éveillés) » lui valu le Prix du Concours de composition Lonfat, prix de composition pour orgue organisé à Finhaut (Suisse).
Il a enregistré un album au piano solo « étoile brune, luisant poison » réunissant compositions et improvisations. Il y décline un univers très personnel, intimiste, et minimaliste cherchant à transmettre l’essence d’une émotion, en alliant cohérence, originalité et spontanéité.
Guillaume Dorel fait partager régulièrement une humeur musicale sur son site internet :
www.guillaumedorel.fr
Pour commander l’œuvre primée « Nocturne (rêves éveillés) », disponible depuis juin 2013, s’adresser aux :
Editions Robert Martin, 106 Grande rue de la Coupée, 71850 Charnay-lès-Mâcon
Achats en ligne possible sur leur site : www.edrmartin.com
29 janvier 2016 | Evénements passés
Le stage d’orgue en 2014 a été suivi par sept stagiaires, dont trois nouveaux venus, de tous âges, originaires de Suisse et de France, répartis comme d’habitude en deux groupes avec leurs professeurs, Yves-G.Préfontaine et Betty Maisonnat. Les leçons du matin avaient lieu à Finhaut, Martigny et Vernayaz et les après-midi restaient libres comme toujours pour le travail personnel ou les loisirs.
Deux journées exceptionnelles dans cette semaine bien occupée
Le jeudi après-midi a été consacré à la troisième édition du concours de composition pour orgue, le Prix Raymond Lonfat, avec l’audition publique en l’église de Finhaut des œuvres en compétition. Huit contributions sont arrivées, de France, d’Italie, de Suisse (le benjamin du concours, un très jeune compositeur), de Suède et du Japon. Le jury, sous la présidence de Tobias Willi, professeur à la Haute Ecole de Zurich, a décerné le prix à Gabriel Marghieri pour son œuvre « Sept croquis alpestres ».
Pendant la matinée, Tobias Willi avait regroupé tous les stagiaires autour de l’orgue de Finhaut pour une master-class très appréciée sur l’improvisation et la musique contemporaine pour orgue.
Le vendredi, stagiaires et professeurs ont passé la journée à Sion
Le matin, Mme Annette Füglister-Sermier nous a accueillis avec grande amabilité à la manufacture d’orgues Füglister très renommée qu’elle dirige à Grimisuat. Grâce à ses explications et à ses démonstrations, ce fut passionnant, et certains ont découvert avec émerveillement toutes les étapes de la construction de « la machine-orgue ». La visite leur a fait comprendre à quel point l’art du facteur d’orgue était complexe et impliquait tous les savoir-faire : travail du bois avec l’atelier de fabrication des sommiers, alimenté par les énormes réserves de bois de grande qualité mis à sécher depuis des années, travail du métal avec l’atelier de fabrication des tuyaux et la salle de l’harmoniste, bureau d’études où sont élaborés et dessinés les plans, et salle de montage des orgues avant leur installation sur place.
L’après-midi, nous avons pu profiter du splendide instrument Füglister de la cathédrale grâce à son titulaire Edmond Voeffray, qui nous avait ouvert sa tribune et présenté son orgue ; les stagiaires ont beaucoup apprécié d’avoir leurs leçons sur ce grand orgue et de pouvoir écouter aussi ceux de l’autre groupe à cette occasion.
Cette journée faste s’est terminée par une halte à Saxon sur le chemin du retour, pour découvrir l’étonnante collection d’instruments à claviers que l’organiste Michel Bignens a installée chez lui : orgues, clavecins, manichordions …. Après nous les avoir montrés et joués, il a invité les stagiaires à les essayer à leur guise, et cette rencontre s’est achevée très agréablement et de façon inattendue autour d’un sympathique buffet généreusement offert par M. et Mme Bignens.
Un seul concert d’orgue pour cette année, celui donné le dimanche pour l’ouverture de l’académie par les deux professeurs, intitulé « De Montréal à Paris », avec des œuvres de compositeurs canadiens et français et aussi un détour par J.S. Bach avec une pièce très nettement marquée par l’influence française.
Trois autres concerts ont eu lieu à Finhaut, Salvan et Trient, avec un duo harpe et piano, les choeurs de la vallée accompagnés par un orchestre et un ensemble cordes et flûte.
Le samedi après-midi, à l’église de Finhaut, juste avant le bilan de la semaine par les stagiaires, quelques participants nous avaient préparé une très jolie surprise sous la forme d’un moment poétique et musical autour de l’oeuvre de Ramuz avec la lecture de morceaux choisis fort intéressants et émouvants de cet écrivain suisse illustrés par quelques interludes à l’orgue.
Et la soirée s’est terminée comme chaque année à Emosson par un repas pris ensemble devant le spectacle magnifique des montagnes au soleil couchant.
Le dimanche matin, plusieurs stagiaires et leurs professeurs ont joué à l’église de Finhaut pour la messe paroissiale.
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